Info générale

Bientôt des arrêts à la demande dans les bus de nuit

29 novembre 2017 à 08h00 Par Bertrand Loppin
Crédit photo : Wikimedia Commons

Ce dispositif sera lancée début 2018 en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis. Objectif : Mieux protéger les femmes qui prennent les transports la nuit.

100% des femmes ont déjà été victimes de harcèlement dans les transports en commun d’Ile-de-France. Avec ce triste constat, il est clair que circuler dans les transports pour les personnes de sexe féminin n’est pas toujours une partie de plaisir. Si Certaines organisent la résistance en prenant un selfie avec leur harceleur beaucoup se retrouvent démunies. C’est encore plus compliqué la nuit. Nombreuses sont celles qui prennent les transports avec la boule au ventre.

Dans ce contexte, le Président de la République a évoqué samedi dernier la mise en place du dispositif des arrêts de bus à la demande lors de son discours contre les violences faites aux femmes. De son côté, la ministre des Transports a annoncé qu’elle veut généraliser les arrêts à la demande dans les bus partout en France, pour que les femmes n'aient qu'à faire le trajet le plus court possible pour rentrer chez elle la nuit.

Concrètement, lorsque l’on circulera dans la rue, il sera impossible de héler un bus de nuit pour qu’il s’arrête et vous laisse monter. D’autre part, à bord du bus, il sera aussi possible de demander au chauffeur de s’arrêter entre deux arrêts pour qu’il vous dépose au plus proche de votre lieu de destination finale. À chaque fois, l’idée consiste à éviter de se retrouver seule dans la rue en pleine nuit à la merci de n’importe quel individu qui aurait l’envie de vous importuner.

Pour le moment, une expérimentation a été lancée depuis plusieurs mois à Nantes et à Bordeaux. Globalement, le bilan semble être plutôt positif. Dans ces villes le dispositif se met en place à partir de 22 H 30. En Ile-de-France, le sujet est sur la table depuis plusieurs mois mais l’expérimentation, a été repoussée.

Toutefois, les choses sont en train de bouger. Ces expérimentations devraient finalement avoir lieu début 2018. Le dispositif des arrêts de bus à la demande sera testé sur deux réseaux de bus de banlieue : à Melun en Seine-et-Marne et sur le réseau des bus TRA, dans le nord de la Seine-Saint-Denis. D’autres mesures pourraient également prochainement voir le jour. Valérie Pécresse, la présidente de la région ile-de-France doit annoncer le 1er décembre prochain son plan anti harcèlement. Une grande campagne de sensibilisation est prévue au 1er trimestre 2018. Des affiches inciteront les témoins à dénoncer les harceleurs, notamment via le numéro d’urgence 3117, accessible 24 heures sur 24 et étendu cette année à tout le réseau francilien.